Transport routier roumain : une forte hausse des coûts d’exploitation
Le Comité national routier (CNR) publie une nouvelle étude consacrée au transport routier de marchandises en Roumanie. Elle analyse les évolutions économiques, sociales et réglementaires du secteur ainsi que leurs conséquences sur les coûts des entreprises roumaines présentes à l’international.
Un important rattrapage économique et social
Depuis son entrée dans l’Union européenne en 2007, la Roumanie connaît une progression économique rapide. Cette évolution se traduit notamment par une forte augmentation du salaire minimum, passé de 115 euros par mois en 2007 à 663 euros début 2024, puis à plus de 800 euros en 2025.
Les indemnités versées aux conducteurs lors de leurs déplacements ont également plus que doublé sur cette période. Cette revalorisation vise notamment à améliorer l’attractivité des emplois et à limiter le départ des travailleurs roumains vers d’autres pays européens.
Des entreprises confrontées à plusieurs hausses de coûts
Dans le transport routier de marchandises, cette progression sociale s’accompagne d’une augmentation importante des charges d’exploitation.
La guerre en Ukraine a renforcé les tensions sur le recrutement des conducteurs et contribué à la hausse du prix du carburant et des véhicules. Parallèlement, les évolutions de la réglementation sociale roumaine et l’application des règles européennes de conduite ont entraîné une nouvelle organisation du travail et une baisse de la productivité horaire.
En trois ans, le CNR relève notamment :
- une hausse de 14 % du coût horaire de conduite ;
- une augmentation de 49 % du coût du carburant ;
- une progression de 56 % du coût de détention des véhicules.
Un coût kilométrique désormais supérieur à un euro
Pour un poids lourd roumain de 40 tonnes affecté au transport international, le coût complet atteint désormais 1,08 euro par kilomètre, frais de structure compris.
Cela représente une augmentation de plus de 30 % en quelques années. L’étude montre ainsi que, malgré des coûts encore compétitifs à l’échelle européenne, le pavillon roumain fait face à une progression rapide de ses dépenses.
Consulter l’étude complète du CNR
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