Edito du président, Alexandre Clareton – « STOP à l’hypocrisie ! »

A l’UNOSTRA, chaque semaine, nous essayons de vous parler d’un sujet.

Nous expliquons, nous alertons, nous argumentons, nous apportons des chiffres et des témoignages. Et parfois même, nous essayons d’y mettre un peu d’humour.

Mais cette semaine, je vais être honnête :

Je ne sais plus quoi vous dire.

Les entreprises sont en difficulté ? Nous le savons.

Les trésoreries sont sous pression ? Nous le savons.

Les aides arrivent au compte-gouttes ? Nous le savons.

Le décret pour les aides de juin à août est enfin publié ? Très bien… mais il faut encore attendre.

Pendant ce temps, les factures, elles, n’attendent pas.

Et lorsque l’on nous répond : « Il y a l’indexation carburant », alors posons simplement la question :

Est-elle réellement appliquée partout ?

Et si l’État considère qu’elle doit être la réponse aux difficultés des transporteurs, alors qu’il nous dise ce qu’il fait pour la faire respecter.

Combien de contrôles ont été réalisés ? Combien de signalements ont été traités ? Combien de mises en demeure ? Combien de sanctions ?

Nous ne demandons pas des discours. Nous demandons des résultats.

Car pendant que les uns discutent, dans les entreprises, la colère gronde.

Nous le savons. Nous l’entendons.

Elle monte chez les chefs d’entreprise qui, depuis des mois, font tout pour tenir, payer leurs salariés, leurs charges et continuer à rouler.

Alors aujourd’hui, il faut peut-être arrêter de tourner autour du problème.

STOP.

STOP aux prix abusivement bas.

STOP aux pratiques qui étranglent les transporteurs.

STOP aux promesses sans lendemain.

STOP à l’idée que le transport peut toujours attendre, toujours faire un effort, toujours comprendre.

Et surtout :

STOP À L’HYPOCRISIE.

Pendant la pandémie, quand la France avait besoin de nous, nous avons roulé.

Nous avons livré. Nous avons tenu.

Aujourd’hui, nous demandons simplement que l’on se souvienne de ce que nous représentons.

Le transport n’est pas une variable d’ajustement.

La colère gronde. Nous le savons.

Et à force de demander aux transporteurs de tenir, il ne faudrait pas oublier une chose :

même les plus solides finissent par dire STOP.

Alexandre Clareton

Président de l’Unostra