GILETS JAUNES – LE CRI DU TRANSPORT ROUTIER

TRIBUNE LIBRE
 LE MOUVEMENT DES “GILETS JAUNES” DOIT CESSER IMMEDIATEMENT

 

Ils sont adhérents d’une organisation patronale du Transport routier ou pas.
Mais tous lancent le même cri :
Le mouvement des gilets jaunes doit cesser maintenant
Voici   deux semaines que les “gilets jaunes” agissent jour et nuit. L’impression est forte que le bout du tunnel n’est pas encore pour demain.
Au départ   les revendications des “gilets jaunes” étaient compréhensibles, car elles engendrent une perte de pouvoir d’achat et des fins de mois de plus en plus difficiles. Mais au bout de 15 jours les revendications partent dans tous les sens. Les représentants nommés sont contestés par la base. Certains refusent   de rencontrer les membres du gouvernement.  La liste des 40 revendications ressemble à une liste à la Prévert.
Pour employer une expression populaire :  les “gilets jaunes” “boudent contre leur ventre”. En effet, l’activité économique de milliers d’entreprises, et leur chiffre d’affaires chutent de jour en jour. Ceci étant dû à la baisse de la fréquentation de la clientèle, et l’impossibilité pour les magasins d’être ravitaillés,
L’ETAT va devoir revoir ses rentrées de TVA à la baisse. Des entreprises sont contraintes d’opter pour le chômage technique de leur personnel. Certaines vont déposer le bilan.  Il s’en suivra une augmentation du chômage, des entreprises qui réaliseront des pertes sur l’année 2018, et enfin une baisse de la collecte de l’IS pour l’Etat.
De plus une question majeure demeure à l’esprit de chacun ? Qui va payer la casse des manifestations ? :   Le contribuable ?  L’assuré lambda ?
Au final la note risque fort d’être salée, pour ceux qui voulaient moins de taxes.
Car l’ETAT à l’obligation de trouver des recettes pour faire face à la dépense publique quel que soit son origine.
Sur les barrages, les scènes de violence parfois alcoolisées dégénèrent et la liste des blessés s’allonge.
On ne peut pas vouloir une société qui garantit à ses citoyens un niveau de protection sociale qui est le numéro 1 européen et en parallèle vouloir un niveau de taxe à zéro. C’est une question de bon sens.
Certes il existe des excès et des inégalités à enrayer sans délai mais dans le dialogue et la connaissance de la réalité économique des entreprises et des collectivités territoriales
Ce mouvement doit cesser pour que le temps de la négociation s’ouvre
Paris le 30 novembre 2018
Sandrine BACHY
Présidente nationale de l’UNOSTRA