Édito du président – Coup de gueule
Frappés sans avertissement, les transporteurs demandent une action rapide et efficace pour contrer l’augmentation des coûts qui affecte directement nos entreprises. Depuis le jour même où les flammes ont embrasé le Moyen-Orient, le carburant a explosé. Pas d’explication jolie, pas d’épure théorique : une montée brutale et durable des coûts qui met nos trésorerie déjà fragilisées à rude épreuve. Ce n’est pas une crise parmi d’autres. C’est une crise qui met à genoux le secteur du transport, alors que notre conjoncture est fragile et nos marges minces comme du papier mâché.
Les conséquences ne se comptent pas en chiffres abstraits, mais en dégâts concrets : hausse continue des prix à la pompe, et des marges qui se réduisent à peau de chagrin. C’est une crise de plus qui me le secteur à genou, c’est une crise qui s’insinue dans chaque facture, chaque livraison, chaque relation d’affaires.
La tension sur la trésorerie ne cesse de grimper. Sans réaction forte et rapide, les transporteurs seront contraints de se mettre à l’arrêt, pour beaucoup les réserves sont déjà épuisées, fragilisées par des crises multiples, il est vital pour notre secteur mais pour l’économie française, il faut des mesures urgences et d’urgences, pour préserver la continuité des activités et la trésorerie des entreprises.
Pour sortir le secteur de l’étau et préserver nos chaînes logistiques essentielles: autoriser l’indexation des coûts sur 15 jours (indice CNR) et passer à la facturation à la quinzaine afin d’éviter l’effondrement des trésoreries; réorienter le surplus de taxes vers un mécanisme d’amortissement des prix pour lisser les coûts; instaurer un contrôle quotidien des prix à la pompe par la DGCCRF, anticiper et sécuriser les crédits face aux plafonds d’encours des pétroliers; analyser les écarts européens pour éviter une perte de compétitivité.
Nous ne demandons pas de miracles ni des promesses mais des actes. Gouvernement et décideurs, il est temps d’assumer vos responsabilités. Le secteur n’accepte plus les mots ; il réclame des mesures concrètes, mesurables et immédiatement applicables pour protéger la trésorerie, assurer la continuité opérationnelle et éviter une catastrophe industrielle.
L’heure n’est pas à la demi-mesure mais à l’action résolue. Notre défi est immense, mais il est gérable si nous agissons collectivement, avec fermeté et détermination. Le transport mérite des solutions claires et rapides : que l’État prenne enfin ses responsabilités et permette au secteur de répondre aux exigences de notre économie et de nos concitoyens.
Alexandre Clareton
Président UNOSTRA
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