Janvier en routes surchargées

Au sortir d’un janvier qui a écrit son propre livre de records et de turbulences, l’hiver nous a offert un démarrage chaotique : neige abondante, routes blanchies comme si le pays avait sorti sa tenue de fête sans prévenir personne. Une démonstration grandeur nature de la météo en mode “premier acte neige, second acte interdictions, troisième acte répit… ou presque”.
Nous autres, transporteurs, ne sommes pas météorologues, mais nous avons dû passer d’un régime “ralenti” à une cartographie de crise : camions à l’arrêt, plannings qui se défaisaient puis se réenroulaient sans prévenir, et des doigts croisés pour avancer malgré tout. Le glaçant constat, c’est qu’il faut parfois avancer sans visibilité et avec les bottes mouillées.
À la sortie de la neige, on s’attendait à reprendre nos activités calmement ; quelle naïveté. Les agriculteurs ont remis le couvert sur nos routes et rythment nos journées comme si de rien n’était. Le secteur a encore démontré sa résilience : STOP, nous devons pouvoir travailler dans de bonnes conditions et sur des bases claires pour avancer sereinement. Nous tenons le cap, mais nous rêvons de conditions qui permettent de livrer sans devoir jouer au menu “comment optimiser des itinéraires sous contraintes”.
Des négociations qui s’éternisent et l’espoir qu’en juillet peut-être nous pourrons annoncer une légère hausse, mais vivement l’heure où juillet ne sera plus synonyme de canicule et où l’on parlera d’optimisme mesuré, sans crainte du prochain virage.
Bravo à toutes et à tous pour votre travail, votre résilience et votre esprit d’entraide. Restons connectés, restons léger, et avançons ensemble vers des routes plus claires et des livraisons plus sereines.
Le Président Alexandre Clareton
Paris, le 30 janvier 2026
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