Trop c’est trop

Devons-nous nous réjouir des mesures annoncées par le Sénat travaillant sur la Loi Climat et Résilience ?
En ce qui concerne l’article 30 prévoyant la suppression du rabot de la TICPE d’ici à 2030, le Sénat inclut une clause de revoyure en 2028 conditionnée aux travaux sur la disponibilité des véhicules dits plus propres et des réseaux d’approvisionnement. Pourquoi en 2028 alors que les constructeurs auront le droit de vendre des véhicules diesel jusqu’en 2040 ?
Camions loi climat

Avec l’instauration d’une écotaxe, il ne restera plus que les camions étrangers pour approvisionner le pays.

 

En ce qui concerne l’article 32 mettant en place une écotaxe régionale dès 2023, le Sénat repousse à 2028 une écotaxe nationale, si et seulement si le TRM n’a pas baissé suffisamment ses émissions de CO², le Sénat ayant bien compris la complexité d’une écotaxe régionale.
Et nous voilà reparti à zéro.
ECOTAXE NATIONALE : du déjà-vu. Cette dernière avait déjà été décidée sous la présidence de Nicolas SARKOZY. Puis sous la présidence de François HOLLANDE, en 2014, sa mise en place avait été annulée SINE DIE sous la pression que nous les transporteurs avions exercée à ce moment-là avec l’aide des Bonnets Rouges. Nous étions alors si heureux d’avoir obtenu gain de cause. Mais nous avions oublié la signification purement et simplement du terme SINE DIE. En effet cela voulait dire « ajourner pour une durée indéterminée ». Nous nous sommes donc réjouis trop vite et nous aurions dû être beaucoup plus méfiants, rester sur nos gardes. La durée indéterminée est donc arrivée à son terme et l’écotaxe nationale va donc revoir le jour dès 2028, à en croire le Sénat. Vu que les constructeurs sont incapables de nous donner une date pour la disponibilité des véhicules dits plus propres, cette écotaxe nationale verra bien le jour en 2028. Il semble évident que le TRM ne pourra baisser suffisamment ses émissions de CO² d’ici à 2028.
CELA SUFFIT, TROP C’EST TROP. Nous ne pouvons continuer à nous laisser faire de la sorte si nous voulons que les transporteurs français continuent à exercer et à approvisionner notre pays. Nous ne pouvons continuer à accepter de nous voir taxer encore et encore, nous ne pouvons nous laisser tuer sans rien faire. Le gouvernement va devoir comprendre que sans transporteur, l’économie ne peut se faire et que de dépendre uniquement des transporteurs étrangers met fortement en danger l’approvisionnement de la France.
Adhérents, il va falloir réagir, si nous ne voulons pas mourir dans un avenir très proche.