L’UNOSTRA VOYAGEURS défend ses revendications – entretien avec Bercy

L’Unostra voyageurs défend ses revendications : entretien avec Bercy
 
Ce mercredi 2 décembre, l’UNOSTRA Voyageurs a pu échanger en audioconférence avec Yannick Sala, conseiller professions libérales et rebond des entreprises auprès du cabinet du ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance.
Maurice Duclos et Thierry Weckerle ont à nouveau exposé avec force les difficultés qu’éprouve le secteur voyageur depuis plusieurs mois du fait de la crise liée à la COVID-19.

Thierry Weckerle    Maurice Duclos

Thierry Weckerle                      Maurice Duclos
Problèmes financiers d’un secteur à l’arrêt depuis 9 mois, emplois perdus, ils ont aussi dénoncé des blocages avec certains organismes financiers ou loueurs.  Certains n’ont pas tous reporté de 6 mois voire 12 mois les échéances malgré les préconisations fortes du Ministère des Finances. Au regard du deuxième confinement, il est plus que souhaitable d’obtenir 6 mois supplémentaires, le tout conforté par une ordonnance gouvernementale.
L’objectif de cette réunion était aussi de dresser une feuille de route des revendications défendues par l’Unostra. Parmi elles, la question de la prise en charge de la perte du chiffre d’affaires des entreprises. Cette prise en charge par l’Etat oscillerait entre 15% pour une perte de chiffre d’affaires supérieure à 50%, et de 20% si cette perte dépasse les 70%. Une requête supplémentaire a été demandée à Bercy pour imposer une remise des primes d’assurance en pourcentage par rapport aux pertes du chiffre d’affaires. Le gouvernement a confirmé que les aides commenceront dès le mois de décembre et dureront autant de temps que la crise sanitaire persistera, sachant que chacun est bien conscient que la reprise ne sera pas immédiate.
La reprise de l’activité du secteur Tourisme n’est pas attendue avant le Printemps 2021. Les professionnels du tourisme par autocar savent que les séjours scolaires ne reprendront qu’en 2022, d’où la nécessité absolue d’un maintien de toutes les prises en charge jusqu’à ces dates.
Par ailleurs, une requalification des “Prêts Garantis par l’Etat” en fonds propres pour les entreprises a été demandée.
Depuis le 17 mars, date du premier confinement, le secteur du tourisme en autocar en appelle au gouvernement afin d’obtenir pour les TPE PME des aides au gouvernement pour faire face à la crise et à une perspective de reprise économique.  Bien souvent, ce secteur a eu l’impression de ne pas être pris en considération par le gouvernement voire oublié. Mais au terme de cet échange, l’Unostra a le sentiment d’avoir été écoutée : le gouvernement déclarant que des mesures allaient être mises en place. Bercy veut trouver des solutions, en phase avec le décalage de la reprise économique pour ce secteur. L’Unostra remercie les représentants du Ministère d’accompagner les TPE PME sur ces premières décisions et de continuer d’être à l’écoute des entreprises dans ces accompagnements et ce jusqu’à la fin de la crise.
L’Unostra se félicite que l’État participe à la prise en charge des congés-payés. Le mode de calcul des congés-payés présenté sur 140 jours chômés n’est toutefois pas adapté à la réalité de l’activité du tourisme par autocar. L’Unostra propose un calcul en pourcentage du temps passé en chômage partiel.
Cette demande se fait en adéquation avec le ministre de l’Économie Bruno le Maire, et des PME Alain Griset, qui a déclaré que les aides sont actées par activité mais adaptables tout au long de la crise. Une validation de cette feuille de route est très attendue, tant elle est indispensable à la projection des entreprises du secteur.
L’Unostra tient à remercier tout particulièrement les accords qui ont été obtenus par les entreprises du voyage (EDV) et son président Jean-Pierre Mas. Beaucoup d’autocaristes ont la double activité d’autocariste et d’agence de voyage et du fait partagent les mêmes difficultés. C’est la raison pour laquelle l’activité TRV-Tourisme par autocar, doit être considérée et traitée à l’identique, tout en tenant compte du fait que les investissements sont nettement plus importants lors de l’acquisition des autocars.
Paris, le 4 décembre 2020