GUYANE: la plateforme de l’UGTR et l’engagement de la Préfecture

GUYANE :
PLATEFORME DE L’UGTR et engagement de la Préfecture

 

Le 5 février, à sa demande pressante le préfet de Guyane Patrice Faure a reçu L’UGTR (l’union guyanaise des transporteurs routiers) pour une réunion de travail portant sur la plateforme de revendications déposée par l’organisation lors de son préavis de grève de fin janvier
Cet entretien, va permettre la mise en œuvre d’accords anciens et la réalisation des travaux, en synergie avec les services préfectoraux, l’UGTR et les collectivités territoriales.
Carte des axes routiers de la Guyane française.
Les points traités :
Point 1 : aires de stationnement et de repos :
Des travaux sont en cours sous l’égide de la DEAL pour   la construction d’aires d’arrêt d’urgence suivant le schéma qui a été arrêté.  Monsieur le Préfet a précisé que ce schéma devait être définitif pour le 15 mars prochain.
Ceci dit concernant les aires de repos ou de services Patrice Faure, partisan du lancement d’un appel à » manifestation d’intérêt « a précisé toutefois que ce dossier, à caractère économique relevait des Collectivités. Il s’est engagé néanmoins à provoquer sur ce sujet une réunion d’ici le 1er avril prochain avec la CTG (Communauté territoriale de Guyane), les Communautés de communes, les Chambres consulaires et ses services en présence de l’UGTR.
Point 2 : Infrastructures : Le calendrier de la  programmation  des travaux fourni en réunion a été conforme à l’attente de l’UGTR
Point 3 : Résorption des zones blanches : Les informations et délais d’implantation de nouveaux relais sur une zone donnée et réclamées par l’UGTR ont été transmis  en réunion. Les autres zones blanches demeurent de la compétence   de la CTG
Point 4 : réglementation du prix du contrôle technique des véhicules : le projet de décret d’encadrement du prix est dans l’attente de la décision du conseil d’état. Le Préfet interviendra pour accélérer la procédure dès que lui sera communiqué par la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes) le numéro de dépôt. Concernant le site de St Laurent, il n’est plus question de contrôles en bord de routes. La création d’un centre de contrôle dans l’ouest Guyanais est un dossier purement privé relevant   des compétences de la CTG, des communautés d’Agglomérations ou des Communes. Ce point précis et essentiel pour les transporteurs sera donc à l’ordre du jour de la prochaine réunion.
Point 5 : Financement du renouvellement de la flotte de camions guyanais : Suite aux  explications de la portée de l’accord de 2015, le Préfet a pris acte de l’intérêt d’une action collective. La DRFIP (direction régionale des finances publiques) est ainsi à la disposition des transporteurs pour constituer des dossiers de défiscalisation. La BPI (banque publique d’investissements) a été sensibilisée pour apporter son financement et la CTG doit être approchée pour une demande de subvention auprès du FEDER (fond européen de développement régional)
Point 6 : le Foncier : Après avoir rappelé qu’il ne s’agit pas d’une cession à titre gratuit, que les travaux faits par l’EPFA (’Etablissement public foncier et d’aménagement de la Guyane) ne l’engageaient pas et que pour lui ce dossier devait être porté par des collectivités, le Préfet, Patrice Faure, s’est plié à l’écoute du projet et à la détermination de l’UGTR.
Une réunion sur ce dernier point fondamental, pour le développement des entreprises de transports guyanaises,  sera organisée avant le 1er mars et sous le pilotage de la DRFIP, du SGAR (secrétariat pour les affaires régionales), de la DEAL et de l’EPFAG.
La détermination des transporteurs de l’UGTR à être acteurs de la mise en œuvre des décisions politiques concernant leurs entreprises a payé.  C’est un début, et ils demeurent vigilants jusqu’à la concrétisation de chaque point de leur plateforme de revendications.
Cayenne – Paris le 8 février 2019