UN PERMIS VITE ET PAS CHER ..ET LES PERMIS PRO ?

Un permis vite et pas cher pour trouver un job
Et les  permis PRO ?

Dans le cadre de la loi mobilité, le chef de l’ETAT a promis de baisser drastiquement le coût du permis ; d’intégrer le Code à la partie scolaire ; d’aider à obtenir le permis plus vite et à moindre coût ; et d’aider à l’acquisition du premier véhicule.

Actuellement examiné par le Conseil d’Etat, le projet de loi devrait être présenté “fin novembre” au conseil des ministres.

Le permis de conduire : combien ça coute ?

Selon le rapport Gilbert de 2014, le prix du permis était estimé en moyenne à 1.600 euros.

Une réforme du permis a été menée en 2014, avec notamment l’objectif de réduire les délais de passage d’un deuxième examen après un échec.

Il est passé de 93 à 63 jours en moyenne, et le coût pour le candidat, qui n’a pas à repasser des heures de conduite pour se maintenir au niveau, est ainsi réduit de 150 à 300 euros par candidat, selon le gouvernement.

Par ailleurs, depuis juillet 2016, le dispositif du “permis à un euro par jour”, qui permet à un candidat de financer son permis avec un prêt à taux zéro remboursé à un euro par jour, a été étendu.

Avec la loi Egalité et Citoyenneté de 2017, il peut également être financé via le compte personnel de formation (CPF).

Qu’en pensent les transporteurs de marchandises et de voyageurs ?

Les professionnels de la route sont sceptiques sur la mesure qui leur semble plutôt démagogue, de passer le code à l’école. C’est une idée qui n’est pas nouvelle et pour laquelle l’Education nationale a toujours déclaré qu’elle n’en voulait pas.

Les professeurs n’ont pas la compétence et les connaissances pour l’enseigner.  Donc on peut imaginer que peut-être des moniteurs d’auto-école vont devoir se rendre dans les écoles. Comment seront-ils choisis, qui va les payer ?

Les professionnels de la route que sont aussi les transporteurs de l’UNOSTRA  ont des propositions à faire en termes de permis de conduire mais professionnels cette fois-ci.

Par exemple :

  • Qu’à l’issue d’une formation de conduite PL ou d’autocar un document de conduite provisoire soit fourni, afin de conjurer l’attente inadmissible de l’arrivée du permis de conduire qui prend aujourd’hui de 3 à 5 mois.
  • Que la perte de points en cas d’infraction mineure d’un conducteur professionnel qui parcourt près de 10 000 kms/mois soit diminuée de 50%
  • Que la récupération des points perdus par un professionnel de la route soit possible dans le cadre de la FCO (formation continue obligatoire)
  • Que les nouveaux conducteurs de PL ou d’autocars démarrent leur activité avec un solde de 12 points et non de 6.

Il s’agit en l’occurrence ici et maintenant de favoriser l’Emploi de la Branche qui est le premier vecteur de notre économie et qui est  prête à recruter plus de 25 000 conducteurs. Vous avez dit nouvelles mesures ??

 

Paris le 12 novembre 2018